Combien de fois devrais-je faire de l’activité physique par semaine ?

Combien de fois devrais-je faire de l’activité physique par semaine ?

Quand vient le temps de déterminer à quelle fréquence nous devrions être actif.ive, tout le monde a son mot à dire… Ami.e.s, entraîneur.euse.s, médias, gouvernement : tous nous incitent à bouger un nombre précis de fois par semaine afin d’atteindre un niveau optimal de santé. Toutefois, cette pression à bouger à une fréquence déterminée peut avoir l’effet inverse, soit de nous démotiver lorsque nous n’arrivons pas à atteindre le niveau recommandé. À mon avis, la réponse est beaucoup plus simple que l’on croit : l’important est d’être actif.ive en fonction de nos besoins du moment afin de nous sentir bien, d’avoir du plaisir et de l’énergie!

 

Une pression qui peut parfois nous nuire

La pression que l’on s’impose pour maintenir un certain niveau d’activité physique peut mener à des conséquences néfastes telles que l’abandon ou même le développement d’une relation négative avec notre corps. Prenons par exemple une personne qui se serait fixée comme objectif de courir trois fois par semaine. Que se passe-t-il lorsqu’elle ne respecte pas le rythme qu’elle s’était imposée? C’est alors que notre discours interne du « juge et de la victime » entre en scène… Les connaissez-vous? En général, le « juge » débute par des réprimandes : « Paresseux.euse, tu n’as pas couru aujourd’hui! ». Puis à son tour la « victime », qui est la championne de la culpabilité, renchérit : « Tu as raison, je manque tellement de volonté! ». Malheureusement, ce cycle peut se répéter de nombreuses fois et mener à l’abandon de ses bonnes habitudes de vie. Il est possible de sortir de ce cercle vicieux en décidant de ne plus s’imposer de règles strictes et en écoutant plutôt la sagesse de notre corps : celle qui nous laisse savoir quand bouger intuitivement.

 

Bouger par plaisir en écoutant les besoins de son corps

Combien de fois avez-vous été actif.ive en pensant à l’obligation d’aller bouger et en ressentant de la fatigue ou de l’ennui plutôt que de la joie? Le simple fait de penser à quelque chose qui ne nous donne pas vraiment envie crée physiologiquement une réponse de stress. Imaginez en plus si vous y pensez toute la journée… Il est donc essentiel de porter attention aux règles que l’on s’impose telles que les « je dois et il faut que je bouge plus… ». Plusieurs études ont démontré que bouger par obligation diminue le bonheur et la motivation, tout en augmentant les chances de blessures et la sensation de fatigue.

Tout comme pour l’alimentation, quand on parle d’activité physique, il est préférable de ne pas s’en tenir à des règles. S’étirer, danser dans sa cuisine, bouger les jambes sur son divan, marcher ou courir dehors : tout vaut! De même que pour la faim et la satiété, le corps nous envoie constamment des signaux pour bouger. On oublie trop souvent qu’être actif.ive est un besoin aussi vital que dormir et manger. Il importe donc d’être à l’écoute de notre corps et d’en faire notre allié pour choisir une activité qui nous plait vraiment!

Je vous propose de prendre de petites pauses au cours de la journée pour être attentif.ive à vos sensations corporelles. Je suis certaine que vous ressentirez davantage le besoin naturel d’être actif.ive. Vous serez surpris.e des mouvements que votre corps aura envie de faire et qui seront satisfaisants et amusants.

Et vous, quels sont vos trucs pour vous sentir libre de bouger pour le plaisir et la satisfaction que cela vous procure?

Référence :

Research from Cornell Food and Brand Lab, Carolina O. C. Werle, Brian Wansink, Collin R. Payne, http://www.nydailynews.com/life-style/health/enjoying-exercise-leads-enhanced-results-study-article-1.1861561