Faut-il se priver pour bien manger ?

Faut-il se priver pour bien manger ?

À votre avis, faut-il se priver pour bien manger?

Un sondage mené par le magazine ELLE Québec auprès de 2300 femmes révèle que 40% d’entre elles ont déjà diminué leurs portions dans le but de contrôler leur poids même si elles avaient encore faim. De plus, 31% des femmes croient que bien manger implique de se priver des aliments qu’elles aiment et 53% ressentent de la culpabilité lorsqu’elles mangent.

La nutritionniste en moi s’inquiète. À quel moment « bien manger » est-il devenu synonyme de privation? Comment en est-on arrivés à penser que le fait de terminer un repas en ayant encore faim est une façon de bien nourrir son corps ou qu’il est envisageable d’exclure le plaisir, cette composante indissociable de l’acte de manger?

 

Make it FUN, EASY and POPULAR!

Il existe un principe en marketing social qui stipule que pour inciter les gens à adopter un comportement, on doit le rendre amusant, facile et populaire (traduction libre de Make it fun, easy and popular). Tant qu’on continuera de penser que pour « bien manger », il faut se priver des aliments qu’on aime, rester sur notre faim, se forcer à manger certains aliments qu’on déteste ou encore faire le décompte de points ou de calories, « bien manger » sera perçu comme quelque chose de déplaisant et de compliqué… et ne deviendra probablement pas très populaire!

Oui, la saine alimentation est à la mode. On en parle dans les magazines, à la télé, sur Internet… mais combien d’entre nous passent réellement à l’action? Et je parle ici de modifier ses habitudes de façon durable et non de se lancer dans des changements drastiques pour deux ou trois semaines pour ensuite abandonner! Car les études le démontrent : le fait de se priver des aliments qu’on aime ne les rend que plus obsédants, ce qui conduit aux excès. La privation n’est donc pas la solution pour mieux manger ou pour contrôler son poids.

 

Une campagne pour changer la perception de ce que c’est, « bien manger »!

La vérité, c’est que cette perception qui associe l’idée de « bien manger » à la privation fait obstacle à l’adoption de saines habitudes alimentaires dans la population. C’est pour cette raison que l’organisme ÉquiLibre, en partenariat avec l’Ordre professionnel des diététistes du Québec a lancé, à l’occasion de la Journée internationale sans diète 2015, la campagne Pas besoin de se priver pour bien manger!

 

 

Cette campagne n’a pas été conçue pour faire l’éloge de la malbouffe, mais bien pour inviter chacun d’entre nous à retrouver son équilibre en misant sur le plaisir de bien nourrir son corps plutôt que sur la privation et la culpabilité. Les affiches, que nous avons voulues percutantes, mettent en valeur deux aliments qui, pour beaucoup de femmes, sont synonymes de culpabilité. La Journée internationale sans diète propose chaque année différents outils pour sensibiliser la population aux pièges de la privation et pour redonner sa place au plaisir, que ce soit en prenant le temps de déguster un morceau de chocolat ou notre fruit préféré!

« Bien manger » ne se résume pas simplement à fournir des nutriments et de l’énergie à son corps. C’est aussi satisfaire tous ses besoins, ce qui inclut stimuler ses sens, avoir du plaisir en savourant une variété d’aliments sans culpabilité, faire de nouvelles découvertes alimentaires, cuisiner et partager des bons moments en famille ou entre ami.e.s. Et lorsque tous ces ingrédients sont au rendez-vous, l’envie irrésistible de voir le fond du sac de chips se fait beaucoup moins sentir!

 

Des outils pour découvrir comment on peut « bien manger » sans se priver :

Bonne Journée internationale sans diète!

Et vous, y a-t-il des aliments que vous vous privez de manger?

Quel ingrédient vous manque-t-il pour bien manger sans privation?