Chez les jeunes sportifs, l’alimentation est bien plus qu’un simple carburant. Elle soutient l’énergie, la récupération et la croissance, tout en jouant un rôle clé dans le plaisir de bouger. Au-delà de ce qu’il mange, la relation qu’un jeune entretient avec la nourriture peut influencer son apport alimentaire.
Accompagner votre enfant sportif ne nécessite pas d’être « parfait.e » ni expert.e en nutrition. Votre rôle est de favoriser un environnement sécurisant, bienveillant et sans pression dans lequel il peut apprendre à écouter son corps, à répondre à ses besoins et à développer une relation positive avec l’alimentation, l’exercice et son corps.
Le sport apporte de multiples bienfaits sur les plans physique, psychologique et social. Toutefois, selon la discipline, l’environnement et la culture du sport, les jeunes peuvent être exposés à des messages plus sensibles. On peut penser à la pression de performance, aux comparaisons, aux attentes corporelles ou aux discours sur le « poids idéal » et l’alimentation « parfaite » provenant de l’entourage sportif, des pairs ou des médias sociaux. Chez certains jeunes sportifs, ces messages peuvent influencer la perception du corps et la relation à la nourriture.
1. Créez un climat de confiance pour favoriser le dialogue
À la maison, offrez un espace où votre enfant se sent libre de s’exprimer. Montrez-vous disponible pour écouter ce qu’il vit dans son sport (les commentaires entendus, les attentes perçues ou les messages parfois contradictoires) sans juger ni corriger immédiatement afin qu’il se sente soutenu et compris
2. Encouragez l’écoute des signaux internes et normalisez les variations d’appétit
Chez les jeunes sportifs, les besoins énergétiques évoluent constamment. La croissance, la puberté et la charge d’entraînement influencent l’appétit, qui peut changer au fil des semaines, des mois et parfois même d’un jour à l’autre. Aidez votre enfant à comprendre que ces variations sont normales. Faites confiance à sa capacité naturelle à reconnaître ses signaux de faim et de satiété et ses envies. Cette approche permet de créer un climat sans pression, de favoriser une relation positive et flexible avec l’alimentation et de renforcer la confiance envers son corps.
3. Adaptez le soutien alimentaire aux périodes d’entraînement
Informez-vous sur les différentes périodes de la saison sportive de votre enfant afin d’ajuster le soutien que vous lui offrirez au quotidien. Lors des phases plus exigeantes, comme les entraînements plus fréquents ou intensifs, les compétitions ou les camps sportifs, vous pouvez :
Ces attentions peuvent faire une réelle différence pour répondre aux besoins de votre enfant, particulièrement lors de journées très actives.
4. Respectez les préférences et l’expérience vécue
Demandez à votre enfant quels aliments il digère bien avant l’activité et ceux dont il a envie après. Vous l’aiderez ainsi à maintenir son niveau d’énergie et à favoriser sa récupération tout en contribuant à son autonomie alimentaire. S’intéresser à son expérience vécue dans ces moments l’aidera à développer une meilleure écoute de son corps.
5. Favorisez la variété pour préserver l’intérêt à manger
Manger plus fréquemment fait partie du quotidien des jeunes sportifs. Lorsque les mêmes aliments reviennent souvent, la monotonie peut s’installer et réduire l’intérêt à manger. Introduisez de la variété, par exemple en proposant de nouveaux aliments à l’épicerie ou en essayant de nouvelles recettes. Cette diversité alimentaire peut raviver l’intérêt pour la nourriture et contribuer au plaisir de manger.
La croissance, les variations de l’entraînement, les périodes de compétition, et parfois la pression de performance, font partie du quotidien des jeunes athlètes. Dans ce contexte, certains changements peuvent passer inaperçus ou être difficiles à interpréter. Comme parent, rester attentif, sans être alarmiste, permet souvent d’agir au bon moment.
Certains signes peuvent indiquer que la relation à l’alimentation ou au sport devient plus difficile :
L’importance de l’intervention précoce
Lorsque ces signes persistent ou prennent plus de place, il est important d’agir. D’abord, discutez-en avec votre enfant et offrez-lui un espace sécurisant pour s’exprimer. Son médecin peut ensuite aider à évaluer la situation. Un.e nutritionniste du sport peut aussi, selon le contexte, vous accompagner de façon adaptée.
Depuis 20 ans, Alexia accompagne athlètes et artistes de haut niveau dans leur quête d’excellence, alliant science, sensibilité et approche appliquée. Diététiste-nutritionniste et docteure en nutrition sportive, elle a collaboré avec l’Institut national du sport du Québec, le Cirque du Soleil, l’École supérieure de ballet du Québec et de nombreuses fédérations sportives, développant une compréhension profonde des réalités humaines derrière la performance.
Spécialisée dans l’accompagnement des troubles alimentaires en milieu sportif et artistique, elle œuvre à bâtir des environnements où santé et performance coexistent harmonieusement. Cofondatrice d’Éducation DFP/Dare to Fuel Performance avec la psychologue Jodie Richardson, Ph. D., elle outille les professionnel.le.s du sport et de la santé à mieux reconnaître et soutenir les athlètes et artistes aux prises avec ces enjeux, contribuant à une culture de performance plus humaine et bienveillante.
Elle a également contribué à l’élaboration du projet Corps et Sport d’ÉquiLibre, une boîte à outils éducative destinée aux entraîneur.e.s afin de les sensibiliser et de les outiller pour favoriser une relation positive avec le corps, l’alimentation et le sport chez les athlètes.
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