Grand public

Mythes et réalités sur l'obésité – Quiz

Les préjugés à l’égard du poids sont très courants et découlent souvent de fausses croyances. Profitez de ce quiz pour tester vos connaissances et peut-être démystifier certains préjugés sur l’obésité.

 

Mythe ou réalité?...

1. Tous les enfants potelés deviendront obèses.

Mythe

Bonne réponse!

Mythe!

Il est vrai que de façon générale, le fait d’être obèse à l’enfance et à l’adolescence accroît le risque de le demeurer à l’âge adulte. Environ 50 % à 70 % des adolescents obèses le resteront une fois adultes, comparativement à 30 % à 50 % chez les enfants.

 

Toutefois, il est aussi vrai que la majorité des adultes obèses ne l’étaient pas lorsqu’ils étaient enfants ou adolescents. Tous les enfants potelés ne deviennent donc pas nécessairement obèses à l’âge adulte.

D’autres facteurs entrent en ligne de compte, comme l’hérédité et les habitudes de vie (ex. : alimentation, activité physique).


Références

SCHAEFER C. et L. MONGEAU (2000). L’obésité et la préoccupation excessive à l’égard du poids. Éléments d’une problématique et réflexions pour l’action, Montréal, Collectif action alternative en obésité (CAAO), 87 p.

SERDULA M.K., and al. (1993). “Do obese children become obese adults?”, in Preventive Medecine, No. 22, p. 167-177.

Réalité

Mauvaise réponse!

La bonne réponse est :

 

Mythe!

Il est vrai que de façon générale, le fait d’être obèse à l’enfance et à l’adolescence accroît le risque de le demeurer à l’âge adulte. Environ 50 % à 70 % des adolescents obèses le resteront une fois adultes, comparativement à 30 % à 50 % chez les enfants.

 

Toutefois, il est aussi vrai que la majorité des adultes obèses ne l’étaient pas lorsqu’ils étaient enfants ou adolescents. Tous les enfants potelés ne deviennent donc pas nécessairement obèses à l’âge adulte.

 

D’autres facteurs entrent en ligne de compte, comme l’hérédité et les habitudes de vie (ex. : alimentation, activité physique).


Références

SCHAEFER C. et L. MONGEAU (2000). L’obésité et la préoccupation excessive à l’égard du poids. Éléments d’une problématique et réflexions pour l’action, Montréal, Collectif action alternative en obésité (CAAO), 87 p.

SERDULA M.K., and al. (1993). “Do obese children become obese adults?”, in Preventive Medecine, No. 22, p. 167-177.

2. Pour être en santé, il faut être mince.

Mythe

Bonne réponse!

Mythe!

Il est vrai que le fait d’être obèse peut augmenter le risque de développer certaines maladies (maladies cardiovasculaires, diabète, certains types de cancer, etc.). Toutefois, l’apparition et l’évolution de ces maladies dépendent de plusieurs facteurs outre le poids, tels que :

  • l’alimentation,
  • la pratique d’activités physiques,
  • le stress,
  • l’hérédité,
  • etc.

 

Il est possible d’être en santé à tous les poids. Certaines personnes rondes sont d’ailleurs plus en santé que des personnes minces à cause de leurs bonnes habitudes de vies.

 

L’hyperminceur n’est pas nécessairement un gage de santé et la longévité. En effet, la maigreur est une source de problèmes de santé : fatigue chronique, infections plus fréquentes, anémie, irrégularités menstruelles, faiblesse au cœur, etc.

 

De plus, les risques de mortalité augmentent autant en présence de maigreur que de surplus de poids.

 

Pour en savoir plus sur le lien entre le poids et la santé, cliquez ici.


Référence

TROIANO R.P., E.A. FRONGILLO, J. SOBAL and D.A. LEVITSKY (1996). “The relationship between body weight and mortality: A study”, in International Journal of Obesity, No. 20, p. 63-75.

Réalité

Mauvaise réponse!

La bonne réponse est :

 

Mythe!

Il est vrai que le fait d’être obèse peut augmenter le risque de développer certaines maladies (maladies cardiovasculaires, diabète, certains types de cancer, etc.). Toutefois, l’apparition et l’évolution de ces maladies dépendent de plusieurs facteurs outre le poids, tels que :

  • l’alimentation,
  • la pratique d’activités physiques,
  • le stress,
  • l’hérédité,
  • etc.

 

Il est possible d’être en santé à tous les poids. Certaines personnes rondes sont d’ailleurs plus en santé que des personnes minces à cause de leurs bonnes habitudes de vies.

 

L’hyperminceur n’est pas nécessairement un gage de santé et la longévité. En effet, la maigreur est une source de problèmes de santé : fatigue chronique, infections plus fréquentes, anémie, irrégularités menstruelles, faiblesse au cœur, etc.

 

De plus, les risques de mortalité augmentent autant en présence de maigreur que de surplus de poids.

 

Pour en savoir plus sur le lien entre le poids et la santé, cliquez ici.


Référence

TROIANO R.P., E.A. FRONGILLO, J. SOBAL and D.A. LEVITSKY (1996). “The relationship between body weight and mortality: A study”, in International Journal of Obesity, No. 20, p. 63-75.

3. Les hommes risquent davantage que les femmes de devenir obèses.

Mythe

Mauvaise réponse!

La bonne réponse est :

 

Réalité!

Même si les femmes s’en soucient beaucoup plus en général, les hommes risquent davantage de devenir obèses que les femmes. Ceux-ci affichent un risque supérieur de 61 %.

 

Les hommes seraient également plus à risque de développer des problèmes de santé liés au poids. L’accumulation de graisse dans la région du ventre (et du cœur!), plus fréquente chez les hommes, comporte plus de risques pour la santé que celle amassée sur les hanches, les fesses et les cuisses des femmes.

 

Pour en savoir plus sur les différences entre les hommes et les femmes, cliquez ici.

 

Référence

CAIRNEY J. and T.J. WADE (1998). “Correlates of body weight in the 1994 National Population Health Survey”, in International Journal of Obesity, No. 22, p.  584-591; cité dans SCHAEFER C. et L. MONGEAU.

Réalité

Bonne réponse!

Réalité!

Même si les femmes s’en soucient beaucoup plus en général, les hommes risquent davantage de devenir obèses que les femmes. Ceux-ci affichent un risque supérieur de 61 %.

 

Les hommes seraient également plus à risque de développer des problèmes de santé liés au poids. L’accumulation de graisse dans la région du ventre (et du cœur!), plus fréquente chez les hommes, comporte plus de risques pour la santé que celle amassée sur les hanches, les fesses et les cuisses des femmes.

 

Pour en savoir plus sur les différences entre les hommes et les femmes, cliquez ici.

 

Référence

CAIRNEY J. and T.J. WADE (1998). “Correlates of body weight in the 1994 National Population Health Survey”, in International Journal of Obesity, No. 22, p.  584-591; cité dans SCHAEFER C. et L. MONGEAU.

4. Les grosses personnes sont gourmandes et mangent trop.

Mythe

Bonne réponse!

Mythe!

La consommation élevée d’aliments peu nutritifs, riches en gras et en sucre, et de type fast food favorise sans aucun doute le gain de poids. En pratique, toutefois, elle ne produit pas le même effet chez tous.

 

À portions égales de nourriture, certaines personnes n’engraissent pas alors que d’autres gagnent du poids.

La régulation du poids est un phénomène complexe. Les besoins en énergie varient énormément d’un individu à l’autre, d’une journée à l’autre et en fonction des activités pratiquées. Le surplus de calories nécessaire pour prendre du poids ne serait pas non plus le même pour tous.

 

Plusieurs causes échappant au contrôle individuel sont impliquées dans le développement de l’obésité. Pour en savoir plus sur ces causes, cliquez ici.

 

Références

BASDEVANT A., et autres (1998). « Recommandations pour le diagnostic, la prévention et le traitement de l’obésité en France », dans Cahiers de nutrition et de diététique, Vol. 33, no S1, p. 5-48.

INSTITUT NATIONAL DE NUTRITION (1999). L’obésité, faits et mythes : Bouchées santé [en ligne]), 13 août, www.nin.ca/fr/bouchees/bshiv95.html, janvier 2001.

Réalité

Mauvaise réponse!

La bonne réponse est :

 

Mythe!

La consommation élevée d’aliments peu nutritifs, riches en gras et en sucre, et de type fast food favorise sans aucun doute le gain de poids. En pratique, toutefois, elle ne produit pas le même effet chez tous.

 

À portions égales de nourriture, certaines personnes n’engraissent pas alors que d’autres gagnent du poids.

La régulation du poids est un phénomène complexe. Les besoins en énergie varient énormément d’un individu à l’autre, d’une journée à l’autre et en fonction des activités pratiquées. Le surplus de calories nécessaire pour prendre du poids ne serait pas non plus le même pour tous.

 

Plusieurs causes échappant au contrôle individuel sont impliquées dans le développement de l’obésité. Pour en savoir plus sur ces causes, cliquez ici.

 

Références

BASDEVANT A., et autres (1998). « Recommandations pour le diagnostic, la prévention et le traitement de l’obésité en France », dans Cahiers de nutrition et de diététique, Vol. 33, no S1, p. 5-48.

INSTITUT NATIONAL DE NUTRITION (1999). L’obésité, faits et mythes : Bouchées santé [en ligne]), 13 août, www.nin.ca/fr/bouchees/bshiv95.html, janvier 2001.

5. On peut être très actif et faire régulièrement de l’activité physique et être quand même obèse.

Mythe

Mauvaise réponse!

La bonne réponse est :

 

Réalité!

Si une certaine proportion de grosses personnes est peu active physiquement, bien des gens minces le sont aussi.

 

L’évolution récente des habitudes de vie contribuant à un mode de vie sédentaire touche l’ensemble de la population, pas seulement les obèses.

 

Toutefois, certaines moqueries ou les regards désobligeants peuvent décourager les grosses personnes de pratiquer une activité physique, et ce, dès un très jeune âge.

 

De plus, l’activité physique ne fait pas systématiquement perdre du poids, bien qu’elle puisse favoriser la perte de poids, lorsque combinée à d’autres changements de style de vie. Toutefois, la pratique régulière d’activités physiques présente de nombreux avantages pour la santé, et ce, peu importe le poids.

 

Références

CILISKA D. (1990). Beyond Dieting: Psychoeducational Interventions for Chronically Obese Women, New York, Brunner/Mazel.

WHO (1998). Obesity – Preventing and managing the global epidemic. Report of a WHO consultation on obesity, Genève, Organisation mondiale de la santé, 275 p.

Réalité

Bonne réponse!

Réalité!

Si une certaine proportion de grosses personnes est peu active physiquement, bien des gens minces le sont aussi.

 

L’évolution récente des habitudes de vie contribuant à un mode de vie sédentaire touche l’ensemble de la population, pas seulement les obèses.

 

Toutefois, certaines moqueries ou les regards désobligeants peuvent décourager les grosses personnes de pratiquer une activité physique et ce, dès un très jeune âge.

 

De plus, l’activité physique ne fait pas systématiquement perdre du poids, bien qu’elle puisse favoriser la perte de poids, lorsque combinée à d’autres changements de style de vie. Toutefois, la pratique régulière d’activités physiques présente de nombreux avantages pour la santé, et ce, peu importe le poids.

 

Références

CILISKA D. (1990). Beyond Dieting: Psychoeducational Interventions for Chronically Obese Women, New York, Brunner/Mazel.

WHO (1998). Obesity – Preventing and managing the global epidemic. Report of a WHO consultation on obesity, Genève, Organisation mondiale de la santé, 275 p.

6. Les grosses personnes peuvent être attirantes.

Mythe

Mauvaise réponse!

La bonne réponse est :

 

Réalité!

Les standards de beauté actuellement en vogue nous amènent à juger sévèrement un corps robuste ou bien en chair. Certains trouveront presque outrageant de constater qu’une grosse personne puisse se sentir belle et charmante.

 

Toutefois, au moins 5 % à 10 % de la population affirme préférer un partenaire enrobé, selon les données d’un organisme américain faisant la promotion de l’acceptation des grosses personnes.

 

Si la norme de beauté évoluait vers un idéal plus réaliste,  on peut même supposer que les gens afficheraient encore plus ouvertement leur appréciation des rondeurs.

 

Référence
 

NATIONAL ASSOCIATION TO ADVANCE FAT ACCEPTANCE, (2001). NAAFA Kids Project,  [En ligne] www.naafa.org/kids.html

Réalité

Bonne réponse!

Réalité!

Les standards de beauté actuellement en vogue nous amènent à juger sévèrement un corps robuste ou bien en chair. Certains trouveront presque outrageant de constater qu’une grosse personne puisse se sentir belle et charmante.

 

Toutefois, au moins 5 % à 10 % de la population affirme préférer un partenaire enrobé, selon les données d’un organisme américain faisant la promotion de l’acceptation des grosses personnes.

 

Si la norme de beauté évoluait vers un idéal plus réaliste,  on peut même supposer que les gens afficheraient encore plus ouvertement leur appréciation des rondeurs.

 

Référence

NATIONAL ASSOCIATION TO ADVANCE FAT ACCEPTANCE, (2001). NAAFA Kids Project,  [En ligne] www.naafa.org/kids.html

7. Les grosses personnes sont souvent victimes des préjugés de notre société envers l’obésité.

Mythe

Mauvaise réponse!

La bonne réponse est :

 

Réalité!

Dans le monde du travail, on suppose souvent que les grosses personnes sont moins habiles, moins performantes, moins responsables ou sérieuses.

 

Une étude américaine révèle que les parents tendent à offrir moins de soutien à leurs enfants plus gros pour la poursuite des études supérieures en comparaison avec leurs enfants plus minces.

 

La littérature suggère également l’existence de discrimination lors de la sélection d’individus pour accéder à un emploi ou à un logement, faire partie d’un jury ou pour adopter un enfant. Or, il est important de réaliser que le soin qu’une personne met à accomplir une tâche n’a rien à voir avec sa silhouette.

 

Pour en savoir plus sur les préjugés à l’égard du poids, cliquez ici.

 

Références

GOODMAN W.C. (1995). The invisible Woman, Confronting Weigth Prejudice in America, Carlsbad, Californie, Ed. Gürze Books, 222 p.

GORTMAKER S.L., and al. (1993). “Social and economic consequences of overweight in adolescence and young adulthood”, in New England Journal of Medicine, No. 329. P. 1008-1012.

PUHL R., and K.D. BROWNELL, (2001). Bias, discrimination, and obesity. A comprehensive Handbook, Fairburn, C.G., & Brownell, K.D. Eds., Guilford press, New York, p. 108-112.

STUNKARD A.J. and J. SOBAL, (1995). “Psychosocial consequences of obesity” in Eating disorders and obesity: A comprehensive Handbook, Fairburn, C.G., & Brownell, K.D. Eds., Guilford Press, New York, p. 417-421.

Réalité

Bonne réponse!

Réalité!

Dans le monde du travail, on suppose souvent que les grosses personnes sont moins habiles, moins performantes, moins responsables ou sérieuses.

 

Une étude américaine révèle que les parents tendent à offrir moins de soutien à leurs enfants plus gros pour la poursuite des études supérieures en comparaison avec leurs enfants plus minces.

 

La littérature suggère également l’existence de discrimination lors de la sélection d’individus pour accéder à un emploi ou à un logement, faire partie d’un jury ou pour adopter un enfant. Or, il est important de réaliser que le soin qu’une personne met à accomplir une tâche n’a rien à voir avec sa silhouette.

 

Pour en savoir plus sur les préjugés à l’égard du poids, cliquez ici.

 

Références

GOODMAN W.C. (1995). The invisible Woman, Confronting Weigth Prejudice in America, Carlsbad, Californie, Ed. Gürze Books, 222 p.

GORTMAKER S.L., and al. (1993). “Social and economic consequences of overweight in adolescence and young adulthood”, in New England Journal of Medicine, No. 329. P. 1008-1012.

PUHL R., and K.D. BROWNELL, (2001). Bias, discrimination, and obesity. A comprehensive Handbook, Fairburn, C.G., & Brownell, K.D. Eds., Guilford press, New York, p. 108-112.

STUNKARD A.J. and J. SOBAL, (1995). “Psychosocial consequences of obesity” in Eating disorders and obesity: A comprehensive Handbook, Fairburn, C.G., & Brownell, K.D. Eds., Guilford Press, New York, p. 417-421.

8. La plupart des grosses personnes ont des problèmes psychologiques.

Mythe

Bonne réponse!

Mythe!

Il est fréquent d’entendre que les grosses personnes mangent leurs émotions, qu’elles sont dépressives et influençables, qu’elles sont instables ou immatures, bref que leur état psychologique est altéré.

 

Or, aucune preuve scientifique sérieuse n’appuie la théorie voulant que l’excès de poids soit le lot des hyperémotifs, des névrosés et des dépressifs.

 

Les grosses personnes ne souffrent pas d’excès de poids à cause de problèmes psychologiques. Mais on peut supposer qu’elles peuvent en développer, notamment des symptômes de dépression et une mésestime de soi, en raison du fardeau du jugement d’autrui et des échecs répétés à la suite de leurs tentatives d’amaigrissement.

Pour en savoir plus sur les conséquences des préjugés à l’égard du poids, cliquez ici.


Références

BOURQUE D., (1991). À dix kilos du bonheur, Montréal, éd. De l’Homme, 232 p.

BRAY G.A., (1986). “Effects of obesity on health and happiness” in Handbook of Eating Disorders, Brownell KD & Foreyt JP Eds., Basic Books.

MCREYNOLDS W.T., (1982). “Towards a psychology of obesity : Review of research on the role of personality and level of adjustment”, in International Journal of Eating Disorders, Vol. 2, No. 1, p. 37-57.

ROBINSON B., J.G. BACON JG and J. O’Reilly, (1993). “Fat phobia : Measuring, understanding, and changing anti-fat attitudes”, in in International Journal of Eating Disorders, No. 14, p. 467-480; cité dans SCHAEFER C. et L. MONGEAU.

SCHAEFER C. et L. MONGEAU (2000). L’obésité et la préoccupation excessive à l’égard du poids. Éléments d’une problématique et réflexions pour l’action, Montréal, Collectif action alternative en obésité (CAAO), 87 p.

SMOLAK L. and M.P. LEVINE, (2001). “Body image in children”, Chap. 2, in Body image, eating disorders and obesity in youth: Assessment, prevention and treatment, Smolak L & Thompson JK Eds., publié par l’American Psychological Association, Washington DC, p. 41-66.

Réalité

Mauvaise réponse!

La bonne réponse est :

 

Mythe!

Il est fréquent d’entendre que les grosses personnes mangent leurs émotions, qu’elles sont dépressives et influençables, qu’elles sont instables ou immatures, bref que leur état psychologique est altéré.

 

Or, aucune preuve scientifique sérieuse n’appuie la théorie voulant que l’excès de poids soit le lot des hyperémotifs, des névrosés et des dépressifs.

 

Les grosses personnes ne souffrent pas d’excès de poids à cause de problèmes psychologiques. Mais on peut supposer qu’elles peuvent en développer, notamment des symptômes de dépression et une mésestime de soi, en raison du fardeau du jugement d’autrui et des échecs répétés à la suite de leurs tentatives d’amaigrissement.

Pour en savoir plus sur les conséquences des préjugés à l’égard du poids, cliquez ici.


Références

BOURQUE D., (1991). À dix kilos du bonheur, Montréal, éd. De l’Homme, 232 p.

BRAY G.A., (1986). “Effects of obesity on health and happiness” in Handbook of Eating Disorders, Brownell KD & Foreyt JP Eds., Basic Books.

MCREYNOLDS W.T., (1982). “Towards a psychology of obesity : Review of research on the role of personality and level of adjustment”, in International Journal of Eating Disorders, Vol. 2, No. 1, p. 37-57.

ROBINSON B., J.G. BACON JG and J. O’Reilly, (1993). “Fat phobia : Measuring, understanding, and changing anti-fat attitudes”, in in International Journal of Eating Disorders, No. 14, p. 467-480; cité dans SCHAEFER C. et L. MONGEAU.

SCHAEFER C. et L. MONGEAU (2000). L’obésité et la préoccupation excessive à l’égard du poids. Éléments d’une problématique et réflexions pour l’action, Montréal, Collectif action alternative en obésité (CAAO), 87 p.

SMOLAK L. and M.P. LEVINE, (2001). “Body image in children”, Chap. 2, in Body image, eating disorders and obesity in youth: Assessment, prevention and treatment, Smolak L & Thompson JK Eds., publié par l’American Psychological Association, Washington DC, p. 41-66.